Entre
les murs est le poète,
Elle
est captive comme lui.
Les
âmes, sœurs, ne se répondent,
Sont
perdues dans leur cécité.
Elles
ne sont pas vraiment sœurs,
Ces
âmes sont même étrangères.
De
loin, l'une entraperçoit l'autre,
Le
ramoneur et la bergère.
Voilà
le roi au large sceptre,
Géant
massif et conquérant.
Le
ramoneur plie le genou
Face
à l'homme fier, arrogant.
La
bergère garde moutons,
Semble
sombre et leur laine est noire.
Les
ténèbres sont sa maison,
Sa
destination, l'abattoir.
Le
ramoneur va, le roi vient
Et
l'âne sera mort demain.
Il
quitte la foi comme un port
Où
sa femme attend dans la mort.
Marin
dans les mers déchaînées,
Et
parrain de la Mère aînée,
Père
de tous les petits peuples,
Esclave
de l'enténébré.
L'un
est dans les eaux, l'autre en croix
D'où
son esprit s'est évadé,
Mais
son corps est resté cloué.
Le
caniveau du Golgotha,
Antre
infernale de Barbe-Bleue,
Où
se rencontrent les cadavres
Des
idées pourrissantes un peu,
Et
corps en forme de mouchoirs.
Il
est temps de conclure ici
Cette
affreuse toile infernale,
Derniers
coups de pinceaux précis,
Détails
de cette face pâle.
Petite,
frêle et adorable,
Doigts
tremblotants et yeux marrons.
Tête
de poupée, cheveux sales
Et
tatouage de dragon.
Louis-Egoïne de Large, 31 janvier 2014

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